Bois de la Cambre

Les Jardins de l’Abbaye de la Cambre

Les Jardins de l'Abbaye de la Cambre

Situés à deux pas de la place Flagey, en contrebas des avenues Louise et De Mot, les jardins de l’Abbaye de la Cambre épousent le vallonnement du terrain. Une partie est aménagée en parc arboré, l’autre en terrasses de style classique. Ils servent aujourd’hui d’écrin à l’Ecole nationale supérieure des arts visuels et à l’Institut géographique national.

Un peu d'histoire

L’abbaye de la Cambre a été fondée au 13e siècle par une bénédictine bruxelloise souhaitant adopter la règle plus austère de Saint Bernard. Elle obtient du Duc de Brabant Henri 1er un terrain conforme aux installations cisterciennes : à l’écart des routes, en bordure de la forêt (celle de Soignes) et à proximité d’un point d’eau (la source du Maelbeek). Accueillant des femmes de haut lignage, l’abbaye va très vite s’étendre grâce à de nombreuses donations pour englober les actuels étangs d’Ixelles qui lui servaient de viviers. Le seul bâtiment de l’époque médiévale qui subsiste encore partiellement aujourd’hui est l’église gothique (1362). L’abbaye connut en effet une période noire au tournant des 16e et 17e siècles au cours de laquelle elle fut pillée et en partie incendiée. Les bâtiments de style classique français, tels que nous les connaissons aujourd’hui, de même que les jardins en terrasse sont le résultat des campagnes de rénovation et de reconstruction du 18e siècle qui eurent pour but de rendre à l’abbaye son lustre d’antan. Pas pour longtemps. La révolution française et la suppression des ordres religieux obligèrent les moniales à quitter les lieux en 1796. Les bâtiments furent alors mis en vente. Ils abritèrent successivement une manufacture de coton, une ferme, un dépôt de mendicité et servirent d’école militaire. Ces occupations diverses défigurèrent profondément le site sans compter, entre 1850 et 1910, l’urbanisation progressive des abords qui enfermera l’abbaye et ses jardins dans le tissu urbain. Entre 1920 et 1940, l’église, le cloître, les jardins, la chapelle Saint-Boniface et le mur de l’ancien réfectoire seront restaurés et réhabilités. D’autres rénovations et transformations plus ponctuelles ont encore eu lieu depuis.

Les jardins à la française de l’Abbaye de la Cambre ont été créés au début du 18e siècle. Pour les restaurer deux siècles plus tard, l’inspecteur des plantations de la ville de Bruxelles, Jules Buyssens s’inspira de gravures et de descriptifs de l’époque. Les travaux eurent lieu entre 1930 et 1932. Les derniers aménagements (1997-2002) sont l’œuvre du bureau de l’architecte paysagiste Jean-Noël Capart.

Deux types de jardins distincts créent le décors de l’Abbaye de la Cambre.

  • Au sud et à l’est (le long de l’avenue Duray), un parc en cuvette arboré et une pièce d’eau, la « mare aux canards », alimentée par la source du Maelbeek (elle servit jadis de vivier).
  • A l’ouest un jardin en terrasses qui rachète la déclivité du terrain et auquel on accède par un escalier monumental. Initialement, 5 terrasses se succédaient. Le percement des avenues De Mot et De Ray a sacrifié la première. Au niveau le plus haut, un jardin de style renaissance dont le centre est dessiné par un bassin en forme de trèfle à quatre feuilles a été aménagé. Un jardin ornemental avec des haies de buis taillés et des rosiers caractérise la terrasse suivante. Les deux plus basses ont été traitées comme des promenades, et plus précisément pour la dernière comme un déambulatoire donnant accès à tous les bâtiments du site.

Faune et Flore remarquables

Les jardins de l’Abbaye de la Cambre possèdent quelques très beaux spécimens d’arbres (notamment sur la pelouse d’entrée) et parmi ceux-ci, un platane à feuilles d’érable d’une circonférence de 327 cm. L’alignement des marronniers en chandelier est unique à Bruxelles et vaut certainement le détour. D’autant que la déclivité du terrain renforce la perspective qu’ils dessinent. Beaucoup d’ifs taillés en cube ou en cône ponctuent le tracé des jardins et construisent le décor.

Principe de Gestion

Bruxelles Environnement-IBGE a repris progressivement l’entretien et le gardiennage du site. Les bâtiments sont très anciens, le site est classé, l’optique est donc de préserver le caractère historique des lieux. Pas question de modifier le tracé d’une allée ou l’implantation d’un massif. Dans ce contexte, la gestion des jardins consiste à entretenir les plantations, à restaurer les zones fortement fréquentées, à proposer quelques aménagements spécifiques (comme par exemple la pose d’une clôture autour du vivier), à refaire les bordures… Pour faire le lien physique et visuel avec le jardin du Roi tout proche, des arbres de même essence ont été plantés à l’avant de l’Abbaye, sur le square de la Croix-Rouge.

Monuments et Sculptures remarquables

MONUMENTS

L’église gothique de l’abbaye (1362)

Les bâtiments de l’abbaye : le palais abbatial (1760), le cloître (reconstruit entre 1932 et 1934), le quartier des abbesses, le porche, les communs (1740), l’école abbatiale… La chapelle Saint-Boniface. L’escalier monumental donnant accès aux terrasses

SCULPTURES

Sur la quatrième terrasse, une sculpture hommage à l’écrivain Camille Lemonier et en particulier à son roman « Un Mâle » par Pierre-Jean Braecke (1922). Près de la source du Maelbeek, pierre dans laquelle est incrustée un médaillon réalisé par René Cliquet en hommage au peintre Louis Clesse (1889-1961). Sur le mur du bâtiment jouxtant la mare aux canards, plaque commémorative et médaillon du peintre ixellois Henri Logelain (1889-1968) par René Cliquet. A l’entrée de l’abbaye, square de la Croix-Rouge, le Mémorial datant de 1938 du LieutenantGénéral Dossin de Saint Georges, héro de la première guerre mondiale. Le buste a été réalisé par Eugène de Bremaeker et les bas-reliefs représentant la bataille de St-Georges et la retraite d’Anvers par Jules-Etienne Berchmans et Ludovic Hoffman.

Espaces verts proches

  • Au nord, en bordure de l’abbaye, le square de la Croix-Rouge qui permet de faire la jonction avec les Etangs d’Ixelles. Plus au nord, le square du Jardin du Roi.
  • Au nord-ouest, le parc Tenbosch.
  • A l’est, rue du Bourgmestre, le parc Jadot (jardin du Musée des enfants).
  • Au sud, le Bois de la Cambre.

Informations pratiques

HEURES D’OUVERTURE

Le service de gardiennage est assuré 7 jours sur 7 par une équipe de minimum 2 personnes selon le canevas suivant :

  • du 1er octobre au 31 mars, de 8h à 18h ;
  • du 1er au 30 avril, de 8h à 19h ;
  • du 1er mai au 31 août, de 8h à 21h ;
  • du 1er septembre, de 8h à 20h.

 

CONTACTS

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens du parc.

En cas d’urgence : Police au 02/279 79 79

Bruxelles Environnement-IBGE : 02 / 775 75 75, info@bruxellesenvironnement.be

EQUIPEMENTS

Le parc est éclairé. Hormis des bancs et des poubelles, les jardins n’ont pas d’équipements spécifiques.

ENTRÉES

Les jardins sont situés sur le territoire des communes de Bruxelles et Ixelles. On y accède par : l’avenue Emile De Mot, la rue du Monastère, l’allée du Cloître et l’avenue Emile Duray.

ACCESSIBILITÉ PMR

Pas d’infrastructures particulières, mais certaines parties des jardins sont facilement accessibles par l’allée du Cloître et la rue du Monastère.

TRANSPORTS PUBLICS

Tram : 23, 24, 94 Bus : 71

POUR EN SAVOIR PLUS

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